"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mercredi 16 avril 2014

Abdullah Abdullah, enfin et pourquoi pas…



Vous savez que l’Afghanistan compte pour moi. Je n’ai jamais pu me désintéresser du Royaume de l’insolence, comme les Anglais disaient autrefois, de la Terre de tous les temps… Nostalgie d’autrefois, presque d’une autre vie. C’est perso et vous vous en foutez mais c’est comme ça.

Les media s’en foutent aussi. Mais j’ai fini par repérer en bas de page sept de mon quotidien d’hier un entrefilet annonçant sans détails qu’Abdullah Abdullah était en tête de l’élection présidentielle. Du coup, j’ai débouché une bouteille de vin…

Selon AFP, qui fait référence à la Commission électorale indépendante, Abdullah Abdullah serait en tête du scrutin avec 41,9 % des voix. Ashraf Ghani (formé aux USA, chouchou donné favori par la presse occidentale) arriverait deuxième (37,6 %), un certain Zalmai Rassoul serait en troisième place (9,8%) et Abdul Rab Rassul Sayyaf, sorte de seigneur de la guerre cruel et redouté qui installa Oussama ben Laden en Afgha’ en 1996 serait loin derrière…

Bien sûr, je ne suis pas naïf et j’attends de voir. Pour tenir la corde, Abdullah Abdullah est forcément quelque part plus ou moins aussi tueur et corrupteur que les autres… Mais il faut respecter les différences culturelles… Et puis, c’est encore loin d’être joué : - Le dépouillement n’en est qu’au début, même s’il est déjà significatif et porte sur la totalité des 26 provinces. - La fraude est là-bas un sport national. – Et de toutes façons il y aura un 2° tour le 28 mai avec des coalitions hétéroclites à prévoir pour évincer tout candidat non 100% d’ethnie Pachtoune…

Au demeurant, j’ai un faible pour le Dr Abdullah Abdullah. Ophtalmologue de père Pachtoune et de mère Tadjik, déjà nommé sénateur du temps du roi Zaher, pendant cinq ans ministre des affaires étrangères sous Karzaï avant de rompre avec lui, parlant couramment français, il s’était présenté à la présidentielle de 2009 et c’était déjà mon candidat^^ Il était arrivé second au 1° tour avec 30% des voix (33% de participation) et s’était retiré vu le niveau des fraudes pro-Karzaï…
Cette fois-ci, il ferait presque 42% (avec 50% de participation et il y avait 11 candidats)
Je me souviens de sa gueule de bouledogue renfrogné dans les maquis du Panshir. Un homme qui fut un des trois plus proches conseillers d’Ahmad Shah Massoud, un homme en qui Massoud avait toute confiance ne peut pas être plus mauvais que les autres…

Bref, toussa pour vous dire que j’ai ouvert une bouteille de Côtes du Rhône, geste qui m’avait tant manqué chez ces gens-là 

Ah oui ! Quel que soit le résultat final de cet opéra-bouffe démocratique, c’est aussi l’occasion d’évoquer à nouveau la préciosité ridicule de nos journalistes et organes de presse : Lors des élections afghanes de 2009, nos braves petits marquis s’étaient gaussés de la non représentativité d’un scrutin avec 30% de participation… Aucun n’avait alors relevé que dans un pays où les massacres à la bombe, les attentats suicides et les balles perdues sont monnaies courantes dans les bureaux de vote, une participation de 30% était une grande victoire du civisme et de la volonté d’un peuple de survivre et de s’exprimer.

Imaginez que nos braves petits djihadistes de retour de Syrie décrètent nos prochains scrutins haram. Je demande à voir quel serait le taux de participation chez nous…
   
               

mardi 15 avril 2014

Junkie raisonnable tourne héros de barricade…



Vous allez me dire que je fais une fixation sur Libé et que ce n’est pas chrétien de tirer sur les ambulances… Mais c’est comme ça. Ce n’est pas à mon âge que je vais me priver des petits plaisirs out-of-libido qui me restent dans ce monde de dingues où on veut nous forcer à mourir en bonne santé.

Libération donc. C’est un journal quotidien national généraliste de la presse écrite française. Donc, comme tous ses confrères, c’est un subventionnaire prébendier passant chaque année à la caisse au titre de "l’aide à la diffusion, à la modernisation et au maintien du pluralisme." Une aide si indispensable à la préservation du Pacte républicain qu’elle a justifié en 2012 de lui verser la modique somme de deux millions huit-cent soixante-dix mille euros prélevés dans nos poches…

Toussa pour nous donner chaque matin une lecture des infos qui nous rend chaque jour plus citoyen, plus conscientisé, plus… Enfin bref. La Une de ce lundi n’a pas dérogé à la règle :
- Le sujet de tête, celui qui efface par son importance tout le reste, eh bien c’est que Libé soi-même soit associé à une étude internationale sur la consommation raisonnée du shit, de l’héroïne et de tous ces trucs divers et variés avec lesquels tout le monde se shoote. Tout le monde, c’est-à-dire avant tout LE monde qui est celui de Libé, celui dans lequel baignent ses rédacteurs et ses lecteurs ; un monde mondain dont ils ne voient pas de raison de sortir et dont ils ne sortent pas, même quand ils prennent l’avion pour Phuket. C’est pour ça, et pour eux seulement pour ça, que ce sujet est le plus important du jour. Important comme le serait une avancée de la recherche sur le sarcome pour le bulletin de liaison d’une association des familles de cancéreux…
- Le sujet subsidiaire, c’est bien évidemment la manif contre l’austérité, vu qu’il ne faut quand-même pas oublier qu’on est né bolchos mine de rien.  "La gauche radicale retrouve la rue" C’est magnifique. Dans chaque mot, il y a un non-dit qui en dit long. D’abord, il s’agit bien de la gauche radicale, car il n’y a d’extrême qu’à droite. Et puis "La gauche [tout court] retrouve la rue", ça le fait plus… Ensuite, pourquoi retrouver la rue ? Ils avaient perdu leur chemin ? Ce n’est pas parce que la gauche-de-gouvernement n’a pas de boussole que même un Besancenot ne peut pas se payer un GPS (49,90€ en promo chez Carrefour) Mais voilà, descendre dans la rue, ça le fait plus, c’est trop brutal quand la gauche est aux manettes… Et puis retrouver, c’est moins cruel que trouver. Rappel subliminal qu’il y a eu un avant nostalgique : Les retraites, La loi Devaquet… sans remonter au métro Charonne et au Front Popu. Espérance que ça puisse revenir. Ça reviendra. Bien sûr, maintenant que le prolo n’est plus à l’usine, bien encadré par le Parti et le syndicat, qu’il est seul dans son camion de chauffeur routier ou qu’elle est seule vendeuse salariée dans une boutique franchisée de fringues made in Sri Lanka, pour aller les retrouver, c’est pas gagné… Mais à Libé, on en rêve avec un petit frisson au creux des reins. Ça reviendra. Quand les étudiants aux ventres pleins se battront pour garder leur APL. Quand les gars de Florange et autres lieux en auront marre de brûler des pneus. Quand les ex-futurs-emplois d’avenir descendront des banlieues. Quand les poules auront des dents…

Mais tout ça est sans importance et ces sujets retenus par Libé pour sa une de lundi ne sont qu’un prétexte. Je n’éprouve aucune compassion pour ce torchon et les petits marquis surfaits qui le remplissent de signes et espaces (surtout d’espaces) Mais je frise la sidération de voir comment ils se comportent. Au point d’avoir une pensée pour Jean-Paul Sartre, c’est dire… Heureusement pour lui, il est trop bouffé par les vers pour se retourner dans sa tombe ; même son strabisme n’a pas dû s’aggraver…

Imaginez donc un journal doté d’un nouveau Directeur qui, lors de sa première réunion avec le personnel est hué par tous, journalistes en tête. Un journal dont les journalistes étalent leurs états d’âmes internes en prenant les lecteurs à témoin. Comment ? En rédigeant un article descendant leur patron en flamme, article qu’ils font imprimer et publier dans le journal sans l’autorisation ni même le soumettre à la relecture du directeur de la rédaction ! Lequel a démissionné aussi sec…

Des trépignements de gamins capricieux enflés de suffisance qui se prennent pour le nombril du monde microcosme de la rive gauche. Des hystéro-vaniteux bac+quelque chose aussi peu soucieux de préserver l’outil de travail qu’un OS illettré cornaqué par la CGT au temps de la sidérurgie moribonde. Mais celui-là, au moins, avait des circonstances atténuantes et des gosses à nourrir…

Et en plus, entre deux prises de joints, dressés sur leurs barricades de claviers et de papier dans leur open-space climatisé, cette bande de prétentieux vides et creux s’imaginent être les nouveaux résistant, enfants de Jean Moulin, dernier rempart citoyen défendant les armes à la main la… liberté d’expression. LOL…

Et ils trouvent encore des lecteurs ?

dimanche 13 avril 2014

Honneur au Parti Communiste !



Une fois n’est pas coutume…

Fugacement de passage dans mon douar de cantonnement, j’épluchais hier soir la masse de dix jours de courrier accumulé, en laissant de côté le quotidien qu’un mercenaire jette chaque matin (ou presque) dans ma boîte aux lettres. Ce matin, donc, pendant le petit-dej’, je me suis mis à feuilleter cette presse en retard restée sur un coin de la table, aussi distraitement que rapidement avant d’aller faire bénir les rameaux…

Et voilà qu’en page 7 du n° du 8 avril, j’ai l’œil retenu par le bandeau tricolore façon ministérielle d’un communiqué occupant les trois-quarts de la page : Vivons Ensemble !

Avec en exergue une citation de Martin Luther-King (of course), la bafouille nous apprends que :
"Un climat malsain s’installe chaque jour dans notre pays () la haine se répand. (…gnagna, etc.) Nous appelons () aux valeurs morales de tous les citoyens"

P’tain la news !

Toussa contresigné nommément par le Cardinal Archevêque de Paris ; le Président du CFCM ; celui de la Fédération Protestante de France ; Le Grand Rabbin de France (par intérim) ; la Présidente de l’Union Bouddhiste ; le Premier secrétaire du PS ; le Président de l’UMP ; la Vice-Présidente de l’UDI ; le Président du Modem ; le Président du Groupe Ecologiste du Sénat, le Secrétaire Général de la CFDT ; le Président confédéral de la CFTC et… le Président du CRIF… Excusez du peu…

Renseignements pris, cet appel aux Valeurs de la République™ face à la haine qui se répand est une initiative émanant, comme de juste et au bon moment, du Conseil représentatif des institutions juives de France qui en a présenté le texte aux autres couillons.

Pourquoi maintenant, comme ça, tout d’un coup ?
Ben, dixit le CRIF : Il y a eu la une raciste de Minute contre la ministre de la Justice, les slogans des manifestants du Jour De Colère, etc.

Tout le monde a été invité à signer ? Bien sûr ! Sauf évidemment le Front National ! Et aussi le Parti de Gauche, pour équilibrer et on s’en excuse…  

De toutes les organisations ayant été sollicitées pour se joindre à cette initiative citoyenne de résistance, UNE SEULE a refusé de s’y associer :

C’est le Parti Communiste.

samedi 12 avril 2014

C’est pas nous, c’est l’héritage !



Ayrault et sa clique nous ont chauffés les oreilles pendant 22 mois en invoquant le poids de la gabegie héritée des années Sarkozy dont ils devaient supporter le passif.
Valls et sa clique de combat resserré (le combat, pas la clique) va-t-il invoquer le poids de la gabegie héritée des mois Ayrault ??

Car durant 22 mois et 15 jours, Jean-Marc et sa bande de Gribouilles sans compétences mais imbus de leur importance ont accumulé un stock d’ukases pondus à la va-vite, parfois sans réfléchir, souvent par vaine vanité et toujours sans analyse préalable des conséquences dans la durée. Il s’en est suivi au fil des mois une succession de décisions, parfois du Conseil Constitutionnel et très souvent du Conseil d’Etat, retoquant les mesures prises et renvoyant nos guignols refaire leur copie sans toutefois oser leur conseiller d’abandonner leurs chères études. J’ai la flemme d’en recenser la liste, d’autant que, bonne fille, la presse a toujours veillé à en renvoyer l’info, petits caractères, en bas de page intérieure des faits divers

Mais ce n’est pas fini. Les plus hautes instances de la justice administrative savent prendre le temps nécessaire pour instruire les recours dont elles sont saisies.     
Ce n’est donc qu’hier que le Conseil d'Etat a annulé les tarifs réglementés de l’électricité vendue aux particuliers et aux petits professionnels entre le 23 juillet 2012 et fin juillet 2013.
Décidé sans même avoir jeté un œil condescendant sur la calculette, dans l’euphorie de la victoire du changement-c’est-maintenant (ayez, svp, un souvenir ému pour le geste des deux bras à l’horizontale…), l’ukase fixait arbitrairement à 2% la majoration attendue des dits tarifs. C’est-à-dire un peanuts symbolique sans aucun rapport avec la réalité, ni des coûts d’approvisionnement de cette énergie, ni des conditions du marché, ni de l’Etat de droit s’imposant en ce qui concerne les distorsions de concurrence…  

Donc, «Le Conseil d'État a enjoint aux ministres compétents de prendre, dans un délai de deux mois, un nouvel arrêté fixant une augmentation rétroactive, sur la période du 23 juillet 2012 au 31 juillet 2013, des tarifs réglementés

Sachant que la Commission de régulation de l'énergie avait initialement estimé la hausse nécessaire des tarifs pour les particuliers à 5,7% en 2012 et même ensuite réévalué ça à 9,6%, le rappel rétroactif de facture pour l’année concernée devrait, selon le scénario qui sera retenu, être compris entre 20 et 40€ par ménage.

Demerden sie sich avec ça. Merci qui ? Ces 2%, irréels est l’exemple type de décision irresponsable du pédalonautisme de pouvoir d’achat. Le genre de caprice du Prince ne visant qu’à gagner du temps, à différer, dans l’attente eschatologique de l’inversion de la courge. Inversion qui devait venir, n’en doutez pas, en faisant tourner les moulins à prière du mariage-pousse-tout au son des psalmodies antifascistes…

Virez-les tous. 


DISJONCTEZ-LE !