"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

vendredi 22 août 2014

jeudi 21 août 2014

Aujourd’hui, le tiers-monde est-il toujours ailleurs ?




Souvenez-vous la fin des trente glorieuses et les riches heures post-décolonisation. Les bonnes âmes faisaient découvrir aux ventres pleins que nous étions les drames que vivaient le tiers-monde avec ses sécheresses, ses petits Biafrais faméliques, etc. Encore môme et en culotte de boy-scout, je me vois encore secouer le tronc du Secours Catholique sur l’avenue et sous le nez des gens en braillant "- Pour les sinistrés de Madame Gaspard Madagascar"…  Bref, nous compassionnions grave vu qu’on en avait les moyens et Bernard Kouchner était encore suffisamment beau gosse pour élever la plage de Mogadiscio au rang des marches du festival de Cannes.

Le tiers-monde, cette formule inventée par les bonnes œuvres et que les curés nous rappelaient en Carême, c’était ailleurs et c’était loin. Bien sûr, plus près de nous, tout près, il y avait le quart-monde. Mais ça c’était marginal, un truc avec plein de marginaux dedans. Des ceusses qui se saoulaient au Kiravi, cf. l’Assommoir de Zola ou la famille Thénardier…

Aujourd’hui, le tiers-monde est-il toujours ailleurs ?

Du fait d’un retard de livraison d’aides alimentaires attendues de l’Union Européenne, les principaux centres de distribution d’aide en nourriture risquent d’être en rupture de stocks dans moins de dix jours…
- Où ça ? Au Sahel ? à Gaza ? aux sources du Zambèze ?
- Non. En Fwance. La Croix-Rouge, les Banques alimentaires, le Secours populaire et les Restos du Cœur appellent tous au secours…
En visite dans un centre de distribution du Secours populaire dans le nord de Paris, Ségolène Neuville (secrétaire d'État chargée de la lutte contre l'exclusion, peut-être que je vous l’apprends) a annoncé que le gouvernement a débloqué d'urgence 215.000 € pour acheter des produits de première nécessité (pâtes, sucre, huile,...) à livrer sans débander… Et comme les besoins immédiats sont évalués à 300.000 €, des industriels ont été invités à participer d’urgence pour 85.000 € de livraisons en dons défiscalisés. Ça permettra au "nord de Paris" de tenir au-delà du 31 août. Je ne peux pas vous dire jusqu’à quand et je m’en excuse…

Pendant ce temps-là, François II Pédalonaute fait sa tournée dans nos îles du Pacifique. A peine descendu d’avion à la Réunion, il a rassuré la population : "- S’il n’est pas nécessaire d’inventer des politiques différentes à La Réunion, il faut néanmoins faire plus et davantage compte tenu de la spécificité de l’île."
Donc, distillées tout au long de la journée d’aujourd’hui, il a annoncé une trentaine de mesures spécifiques pour ce département si cher à nos cœurs ; notamment une adaptation du pacte de responsabilité, un soutien à la filière sucrière locale et, surtout, une réduction de 25% à 10% de la charge des collectivités locales et des associations dans le financement des emplois d’avenir (donc financement par le contribuable porté de 75 à 90% et explosion à attendre des embauches dans les parkings sociaux)… Et demain il va remettre ça à Mayotte…
Faut dire que dans son principal discours, il a bien précisé avec son phrasé si fluide : "- Nous ne sommes pas là pour distribuer des aides, parce que c’est un voyage présidentiel. Ici, on ne fait pas la mendicité, on ne demande rien de plus, on demande des droits."
Je n’ai pas très bien compris le lien ou non-lien de non-cause à effet ou de cause à non-effet entre le jeté de pistoles par la portière du carrosse et le caractère professionnel du voyage… Comme je n’ai pas compris non plus de quel "on" il a parlé. Qu’il s’agisse de ne pas mendier, de ne rien demander et/ou de demander des droits, quel est le sujet indéfini du verbe ? - Le populo local à qui il s’adresse comme à des enfants ou minus-habens dans le genre "- Allez, on mange sa soupe ; on met ses souliers"…  - Ou bien est-ce le gouvernement, l’Etat, la France, …lui ? Dans le genre "- On va voir ; on a décidé que…" Bref, on est bien dans le flou et l’ambiguïté comme d’hab’. Les vacances ne nous l’ont pas changé…

Mais je m’égare. Le tiers-monde disais-je. De tout temps les filles de joie ont accompagné les armées victorieuses et les détrousseurs de cadavre les armées en déroute. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que le tiers-monde déplace ses pénates pour accompagner l’élargissement de l’Afrique boréenne 

Il paraît que la France fait toujours partie des pays donateurs Wait and see…
 


mercredi 20 août 2014

Sainte Panique et saint Bougisme sont sur un pédalo…



Sainte Logorrhée et sainte Perplexité aussi et ça fait du monde…

Voici venir la rentrée. Les ouacanciers sont revenus bronzés de Brégançon et des fêtes mémorielles du mont Faron. Les tout premiers jours ont été encore cool : Ils se sentaient encore en vacances :
- C’est donc tout sourire que Moi-président a pu recevoir à l'Elysée les athlètes français de retour de Zurich avec une moisson inespérée de médailles. Une occasion inespérée de pouvoir encore discourir hors sol sur les valeurs, l’effort et, surtout, le panache indispensables à la réussite ; oui, le panache ! «-Il faut du panache pour, à un moment, renverser [inverser ?] le cours d'une course [courbe ?], d'un pronostic, pour obtenir la victoire. » Qui mieux que lui pouvait parler de panache ?
- Et c’est sourcils froncés et maxillaires comme d’hab’ que Manu la mâchoire a célébré le 70° anniversaire de la Libération de Paris : En insistant sur le rôle de la Fwance face à la barbarie, sur son devoir absolu de se mobiliser pour que toujours la démocratie s’impose. Avec cette conclusion sublime : « Ces mots, “Paris, libéré !”, n'appartiennent pas qu'aux Parisiens. Ils n'appartiennent pas qu'aux Français. Ils appartiennent à l'humanité tout entière. »
Que c’est beau !

Mais c’est la rentrée. On ne peut plus continuer à se faire plaisir, à jouer avec des mots ; "- On dirait que je serai le cow-boy et toi l’indien…" Très vite il a fallu se décider à préparer les cartables…
Et on ne sait pas quoi mettre dedans. On n’a pas jugé utile d’aller faire les courses chez Auchan. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir été prévenu, avec toutes ces pubs de rentrée dans la boîte aux lettres… On ne peut même plus aller piquer ne serait-ce qu’un instrument d’écriture dans la boîte à outil de papa ; il n’y a plus rien dedans, même pas un mode d’emploi

Alors oui, en arrivant dans la cour de l’école, avant d’entrer en classe, on va demander aux autres de nous prêter ce qu’il faut… Comme d’hab’. Ouais ; c’est pas gagné. C’est même désormais perdu d’avance. Même les vagues cousins qui sont socialos comme Papa ont compris le film : Ils ne nous prêteront plus rien…L’esprit de famille, c’est dans les contes de fées…

Le moulin à prière a répété durant trois mois sans se lasser qu’on va rendre de l'argent de poche à quelques quatre millions des plus modestes. On vient de remettre le disque en augmentant le son et ça reste toujours aussi inaudible. Alors que reste-t-il à faire ? – Le dernier truc classique des sales mômes démunis d’autres arguments : "- C’est pas ma faute ! C’est pas moi, c’est l’autre !"

Et comme le Sarkoquemitaine cent fois réchauffé ne marche plus, c’est maintenant la faute à Duflot !
C’est assez bien trouvé vu que ce n’est pas faux. Mais que Manu la mâchoire en vienne à dire qu’elle "porte la plus grande responsabilité sur ce qui n'a pas fonctionné pendant les deux premières années du quinquennat en menant une politique qui a conduit à un effondrement qui coûte à la France de 0.4 à 0.5% de croissance en moins aujourd'hui", donne la mesure de la panique…

Le Manuel se prépare à quitter le navire pédalo et les rats courent dans tous les sens.
C’est la rentrée…