"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mercredi 17 décembre 2014

Chronopost chronophage & chronophobie…



Le Ploukèm’ est assez taiseux par les temps qui courent. C’est biennal et de saison. Mette-vous à sa place : le poor lonesome widower s’emploie ici et maintenant à préparer son castel pour accueillir sa lignée pour une semaine. On sera neuf adultes avec quatorze enfants harmonieusement étagés de 13 ans à six mois. Les tonneaux seront mis en perce et on va banqueter ferme… Bref, faut approvisionner toussa, réceptionner le vin, briquer l’argenterie et négocier avec le traiteur pour le repas de Navidad, installer la crèche, décorer le sapin… Et aussi collationner et emballer… vingt-deux cadeaux de Noël…   

- Les cadeaux justement. Dimanche dernier 14 décembre, je réalise avoir loupé un truc et, bon type, je  commande le jour-même un bouquin à M. Amazon en qui j’ai mis ma confiance comme dit le cantique. M. Amazon (ou plutôt ses robots domestiques) m’envoie aussi sec une jolie confirmation précisant à ma grande satisfaction l’adresse postale du mien castel en lieu de livraison. Bien.
- Le lendemain 15 décembre, ce cher M. Amazon a la gentillesse de m’envoyer un SMS me précisant que l’envoi sera livré chez moi le 16 en m’invitant à contacter chronopost.fr avant minuit pour fixer un autre rendez-vous dans le cas où je serai absent ce jour-là. Cela n’étant pas le cas, je ne le fis point mais éprouvas de la gratitude devant cette délicate attention de M. Amazon.
- Et voilà qu’hier 16 décembre au matin, un nouvel SMS de M. Amazon me dit que mon paquet "peut être récupéré au… point relais." ??
- Je dois dire que vu le coin perdu de mon castel, dans un rapport humain au comptoir, j’aurais très bien compris que le commerçant me dise : "- Mon cher Monsieur, pour une livraison gratuite d’une commande de seulement 19€90 dans votre trou perdu en altitude, ce sera à un point-relais, point-barre. Choisissez-en un." Mais je n’avais comme interlocuteur qu’un robot esclavagisé qui avait bestialement enregistré la livraison à mon domicile…
- Bref, quel point relais ? Il y en a une foultitude de possibles dans le coin et le "numéro de suivi" ne me donne pas plus d’information sur le net que le SMS, sinon que le dit point relais serait WXYZ (oui quatre lettres majuscules) à Sallanches sans préciser d’adresse…
- Ayant noté qu’un SMS évoquait Chronopost comme transporteur, je descends à la Poste du village (6 km AR) où mon paquet n’était pas. L’accorte et aimable préposée autochtone et son collègue se sont mis en quatre pour moi en cherchant sur leur intranet sans trouver autre chose que le fameux WXYZ qui ne leur disait rien, me disant que mon colis "pouvait être n’importe où dans un rayon de vingt kilomètre" et, joie, me donnant le numéro de téléphone de M. Chronopost…
- De retour dans mon nid d’aigle, j’actionne derechef M.Chronopost by phone. Une voix de robot m’informa en anglais puis en français que leurs lignes étaient trop encombrées et m’invita "à renouveler mon appel ultérieurement". Ce que je fis de quart d’heure en quart d’heure jusqu’au milieu de l’après-midi avec le même résultat…
- Entre deux tentatives, j’avais consulté pages jaunes, pages blanches et Google sur ce fameux WXYZ à Sallanches. Rien ! (y compris au BODDAC…) sauf que… les pages blanches m’affichent quand-même sous ce sigle une… fromagerie. Pourquoi pas ? Désespérant d’obtenir la ligne chez Chronopost et ayant des courses à faire à Sallanches (22 km AR…) je décide de les anticiper et de faire un détour pour passer devant cette fromagerie. A l’adresse, il y avait trois établissements dont un restaurant (fermé) Les fromagers tombent des nues et m’envoient chez le fleuriste d’à côté. Oui ! La fleuriste "fait point relais" ! Joie ! Mais, après scrupuleuses vérifications, elle n’a rien pour moi. Et elle me conseille d’aller voir à la Poste… Ayant plusieurs courses à faire dans la zone artisanale et à l’hypermarché, la nuit tombant, je laisse tomber la Poste.
- Ce matin, le disque de Chronopost était aussi gaillard que la veille… Vers 12h30, enfin, il passe le relais (sic) à un autre robot qui me débite sa sauce : J’aime les consignes du genre "Pour ceci, tapez 1", "Pour cela tapez 2"… Au moins c’est clair et carré aux angles… Las ! C’est "Pour x, dites x", "Pour y, dites y"…  C’est sans doute un progrès pour les malvoyants et les Parkinson, mais le progrès trahit parfois les espoirs qu’on a cru placer en lui. Naïvement, j’ai choisi de dire "suivi"… Grave erreur ! La voix féminine (et charmante) m’a alors demandé de dire mon numéro de suivi. Ayant mal écouté la consigne je me suis emmêlé les pinceaux et la fille le robot m’a dit ne rien comprendre et demandé de recommencer. La deuxième fois, j’ai… toussé avant la première lettre… Rebelote et la troisième a enfin été la bonne. Mais il faut vous dire qu’entre chaque tentative, il faut se refarcir chaque fois l’explication de la fille du truc avec les treize chiffres et lettres donnés en exemple, lentement épelés pour les analphabètes et les bas-de-front avant de pouvoir recommencer… Cela fait, l’esclave synthétique de M. Chronopost m’a… répété exactement ce que j’avais déjà lu cent fois sur le site de M. Amazon et rien de plus. Au demeurant, elle m’a aimablement demandé avant de raccrocher si j’avais besoin d’autre chose… Oui ! Retour au catalogue où j’ai pu dire "Conseiller" pour espérer avoir à faire avec un être humain…
- Aussi sec, une nouvelle voix me remercia de patienter en estimant mon délai d’attente à huit minutes (my ass !) Au bout de dix-neuf minutes, j’éprouve une joie non dissimulée (c’est dingue tout ce que j’arrive à dissimuler…) d’entendre une voix féminine manifestement pas encore automatisée. La donzelle comprend mon problème, pianote sur son clavier et me demande d’attendre pendant qu’elle se renseigne… Près de dix minutes après, elle revient, me remercie pour ma patience (euh…) et m’annonce que mon colis doit (le ton disait devrait) être à la Poste de Sallanches… Elle m’a dit avoir demandé une preuve de cela (les colis sont remis contre signature et la prise en charge par le point relais doit exister) et m’a invité à rappeler demain pour avoir confirmation. Rappeler ! Et retomber sur le disque pour pouvoir ensuite repasser Dieu sait quand par le cirque des mots, chiffres et lettre à prononcer conformément au protocole !! Niet !!! Elle fera donc le nécessaire pour actualiser le suivi après preuve que je pourrai aller consulter sur www.chronopost.fr...

Voilà. La façon dont la fille a insisté pour que j’attende d’avoir la preuve avant de faire spécialement un aller-retour de 22 km (dont le tiers sur route enneigée) me fait penser qu’on n’est pas encore rendu…

C’était la chronique du jour. Et pour le reste je suis un peu au chrono…





Sniff. Elle ne viendra pas chez moi...

dimanche 14 décembre 2014

" R F " - La République Funéraire…



L’ami Corto m’a fait découvrir hier soir la dernière invention de notre estimée gueuse pour accompagner les acurabas. "Von Geburt bis zum Grab, Formular, Formular !" disaient mes amis chleues.
Il est vrai que ce quinquennat veut s’inscrire dans les mémoires, tout à la fois comme l’apothéose qui marquera la sortie définitive des Zeurléplusombreudenotrhistoire et comme l’entrée glorieuse dans une nouvelle ère où chacun, selon son espèce, pourra s’endormir dans le confort duveteux du ventre douillet de Big Mother, protectrice de sa couvée dispensée de naître aux contrariétés de la vie et du bilan carbone.
Il est vrai que les mandats précédents avaient déjà fait laborieusement quelques efforts encore insuffisants pour préparer le chemin du (quoi au juste ?) comme il causait le Baptiste. Giscard, celui qui se la jouait page centrale dans Play-Boy, avait inventé le regroupement familial ; Le Mythe-Errant, Rastignac à options multiples, avait entubé la gauche, créé le croquemitaine borgne et vendu l’Europe aux Allemands ce qui n’était pas rien ; Chirac, le rad-soc immobile, avait inventé le sur-place avançant vers l’avenir ; Quant à Sarko, l’agité éternel futur présumé repris de justice, il faut lui reconnaître qu’avec la pirouette du traité de Lisbonne, l’introduction de nouveaux droits opposables et l’enterrement républicain de l’identité nationale, il avait fait faire un grand bond en avant vers l’avenir. Mais toussa, c’était avant…  

Aujourd’hui, c’est du sérieux. La géopolitique, la stratégie à long terme pour sécuriser l’approvisionnement énergétique, le traité transatlantique, l’emploi, la production, la finance, l’apprentissage scolaire des fondamentaux pour comprendre ce qu’on lit (consignes de tâche simple comme contrats commerciaux), etc., toussa n’est que contrariété subalterne que l’on peut aisément externaliser. Ça peut se sous-traiter à des tiers compétents comme la Maison Blanche, Goldman Sachs, la CEDH ou les intermittents du spectacle vivant       
En revanche, ce quinquennat sait se concentrer sur ses missions régaliennes ; les vraies, les seules qui comptent. Les esprits chagrins qui racontent que ce quinquennat est désastreux se trompent : Il s’active avec bonheur pour développer l’assistance qui est due aux acurabas tant il est vrai "qu’il y a encore des progrès à faire dans l’accompagnement."
Désormais, il est du devoir de Big Mother de mettre à disposition de tous, automatiquement et gracieusement, les prestations normales dont tout un chacun ne peut se passer, donc sur lesquels tout un chacun bénéficie d’un droit à satisfaire ses besoins légitimes. Il s’agit là d’un service public. Quel qu’en soit le coût, il est dû à quiconque, afin de lui éviter l’injuste contrainte d’avoir à se bouger le fion pour échapper à l’éventuel, inacceptable et tant redouté risque d’exclusion préjudiciable au vivre ensemble™…
Big Mother doit procurer maternellement Droidlhom™ à chacun. Droidlhom™, c’est-à-dire le respect et la satisfaction de ses droits, non définis donc infinis. Collection de tous les droits possibles (ou non) que chacun s’estime en droit de disposer pour satisfaire ses besoins comme ses désirs, collectifs, individuels, privés, intimes, fantasmés, ou judicieusement suggérés par la pub à la télé… Big Mother et sa noble figure hollandaise et momentanée s’y emploient et vont de l’avant. Big Mother avance, si nécessaire en n’hésitant pas à devancer les attentes de ses chers petits pour rester en avance. Car avancer pour avancer vers Droidlhom™, horizon indépassable, descente aux enfers orwellienne, est pour la République la seule manière de continuer à exister et de justifier son existence…

Regardez le bilan de cette première moitié de mandat. Foin de prosaïques résultats économiques ou sociaux ! Cessez d’être bestialement matérialistes et regardez les magnifiques avancées dans le registre de l’humain : Mariage zinzin porteur d’une exceptionnelle fécondité ; suppression des évaluations discriminantes ; lutte contre les panoplies sexuées dans les magasins de jouets ; suppression du mot race ; ouverture de la CVG (Continuation Volontaire de Grossesse) aux lois du marché ; interdiction de tout ce qui fâche ; etc. Et maintenant, continuant de singer ce qu’elle n’arrive pas à éradiquer, après le mariage et le baptême, Big Mother a l’intention d’offrir à ceux de ses chers petits qui le souhaitent un discours du Maire avant leur mise au trou ou au four crématoire revenu à la mode. Comme lors de cérémonies laïques au Funérarium, on verra un malheureux officier d’Etat-civil singer l’ordonnateur des pompes funèbres qui, singeant lui-même un souvenir de curé de son enfance, fait se lever et s’asseoir l’assistance éplorée sans que personne sache pourquoi.

Ce sera beau…

 Surtout, surtout, nous aurons-là une avancée plus que symbolique :
Venant comme un couronnement après la "sédation profonde et continue sur directive anticipée dans la dignité", une mesure aussi humainement indispensable vient parachever le remplacement du légal par le létal et l’endormissement de l’agir sous l’édredon palliatif de la République funéraire.

vendredi 12 décembre 2014

Bercy pour ce moment de sédation profonde anticipée…



C’est n’importe quoi mais c’est le titre. Après tout pourquoi m’en priver ? Les gens qui nous gouvernent ou le croient n’arrêtent pas d’enfiler des mots à la queue leu-leu, des formules piquées dans les manuels de prépas, des incantations, des pléonasmes, des tautologies, etc. Quand il leur faut causer pour causer, donc meubler, ils mettent bout-à-bout quelques fondamentaux piqués dans le manuel et que tout le monde attend par routine ; par exemple exprimer sa solidarité, exiger que toute la lumière soit faite, condamner fermement… Heureusement, la nécessité d’introduire dans le texte omnibus quelque chose ayant un rapport avec le sujet du discours conduit parfois à nous faire lever une paupière ; par exemple en entendant cette petite merveille : "il n’y a rien de pire pour un soldat inconnu que de mourir anonyme". Heureusement aussi, quand, à la place des points-virgules mais pas seulement, le type ponctue son discours par des sortes de mini-arrêts respiratoires ça nous fait des nano-vacances.
Ce n’est pas le contenu qui compte mais le contenant. C’est le nombre de minutes pendant lesquelles on a laissé le type postillonner à la tribune sans lui couper le sifflet qui définit l’importance de l’orateur.
Pas vraiment en fait. L’important c’est évidemment le message contenu dans la jactance. Mais la jactance étant  par construction sans consistance, le message se résume presque toujours à une phrase que le journaliste ensommeillé a entendue par inadvertance et retenue d’un discours de trente minutes qui aurait dû en durer dix. Qu’il a retenue ou peut-être pas. C’est sans importance car, de toutes façons, la première chose qu’il fera ensuite c’est de consulter la dépêche AFP et les tweets de ses collègues. S’il a retenu la même phrase que tout le monde, il peut se dire "- J’ai bon" En revanche, s’il a retenu autre chose, il s’alignera discrètement…

Où je vais, là ? Je m’égare.

Bercy pour ce moment disais-je. J’ai aussi entendu parler de "sédation profonde et continue sur directives anticipées"… Toussa est bien long et alambiqué, donc je contracte, je concentre. Bref j’abrège (sic) A défaut d’abroger le début de vie, abrégeons-en la fin. Mais je m’égare encore.

J’étais parti avec l’idée de vous dire qu’en dépit de la vacuité du contenu des discours, ils contiennent souvent un message subliminal n’ayant rien à voir avec la phrase retenue par les titres gros mots des journaux comme disait ma grand-mère.

Il n’y a pas vraiment de message de ce type dans la prestation de Montebourg au concours d’éloquence du barreau. En fustigeant avec sa bouche, et rien que sa bouche, la gauche caviar et l'ENA, "école de l'arrogance", il rappelle juste qu’il existe encore et ne compte pas se faire euthanasier. Vulgaire et banale opération de com’ pour préparer l’avenir en faisant risette au populisme qui lui a fauché ses parts de marché. Bref, une commande d’épicier emballée dans un amusant papier sulfurisé.

Il n’en est pas de même pour le Pédalonaute. Vous aurez remarqué qu’il évite dorénavant de causer d'économie, de fiscalité, et même de croissance et d’emploi. Que Valls et Macron s’en débrouillent. Il ne prend plus la parole que pour causer de vivre-ensemble, de confiance et de sociétal.
- Lundi il ira inaugurer la Cité nationale de l'histoire de l'immigration. Inaugurer ! En fait, ce Musée existe et est ouvert depuis fin 2007 ou 2008 ! Mais Sarko avait refusé d’y aller, certains "historiens" nommés au comité scientifique du machin ayant démissionné pour protester contre la création d’un Ministère de l’Immigration et de l’identité française… Et voilà que brusquement on fait une inauguration officielle ! Et l’Elysée fait dire que "Hollande prend un soin particulier à préparer son discours"…
- Mardi, il va aller à Boulogne/Mer et à Lens "s’adresser aux habitants des quartiers"…  Et présentera à cette occasion un nouveau programme de renouvellement urbain doté de 5 Milliards d’euros. Dotation dont je ne sais d’où elle sort, avant ou après les arrangements budgétaires avec Bruxelles…

- Mais surtout, aujourd’hui, le Pédalonaute a reçu les auteurs du Rapport sur la fin de vie. Le rituel est toujours le même pour la remise de tels rapports, qu’on y donne suite ou qu’ils finissent dans un tiroir : Petit discours en petit comité dans un salon de l’Elysée, échange de ronds de jambes, photo du rapporteur et du Président le rapport dans les mains… Cette fois-ci, le François a sorti le grand jeu, un inédit hors protocole : Il a convoqué la presse et fait une quasi conférence de presse sur le sujet qui lui tient particulièrement à cœur, etc. Bref, ce fut THE news de la journée jusqu’à l’irruption de la décision du Conseil d’Etat sur la GPA. On parlera plus tard de la grève des routiers.

Il ressort de toussa, que le Pédalonaute a renoncé à lutter (la finance, l’emploi, la courbe, l’Europe, etc.) Il a renoncé à l’avenir. Même s’il l’habille encore de social, il n’a plus comme horizon que le sociétal. Il sait qu’on ne le débranchera pas avant vingt-huit mois. Alors il anticipe : Être d’ici-là plongé dans le sociétal lui assurera le confort d’une sédation profonde continue, il ne demande que ça.     

jeudi 11 décembre 2014

Tableaux d’une exposition…



Mémoire et mémoriel…


Altérité – Alter-égo…


 Rythmes scolaires…
Diététique et vidéo…
Bon, ça va mieux avec un peu d'explication.

Je copie-colle donc ci-après "en vitrine" ma réponse au commentaire tout de perplexité de l'ami Orage :

 
 "délire et interlude"... C'est du 17° degré, vous êtes tout excusé^^
Comme tout bon critique ou historien d'art ou conférencier "expliquant" Jeff Kons à des touristes japonais, je vais être bon avec vous et raconter n'importe quoi :
1° salle : le commissaire de l'expo est allé chercher ce qu'il avait sous la main : La Marseillaise de Rude pour le côté "allonzanfan" et transgénérationnel (où le "jeune", en affichant ses attributs, symbolise la fécondité donc la force démographique, toussa...) et un tableau de je-ne-sais-plus quel impressionniste pour changer de la place de la Bastille...
Pourquoi ? Pour - par contraste - "donner du sens quelque part au niveau du vécu" à la célébration de la repentance par le chef de la Nation devant un wagon de déportation sur une voie de garage en gare de Drancy...
2° Même souci du commissaire avec ce diptyque où l'altérité féconde depuis la nuit des temps (notez la touche transgénérationnelle à la fenêtre) est mise en vis à vis avec l'incarnation parfaite de l'autonomie narcissique et solitaire, de l'hermaphrodisme fusionné dans le même, dans l'éternel présent sans souci d'avenir...
3° Diptyque porteur de sens des rythmes de l'âge scolaire. Confrontation dans le même espace visuel du "mouvement qui prend son temps" et du "bougisme" immobile ; de la débrouillardise à bout de ficelles (le plus sublime des paniers de basket) et de l'incapacité "d'être" sans la prothèse manufacturée chinoise ; de la fraternité communautaire et du chacun-pour-soi où le seul résiduel qui surnage encore inconsciemment en dépit de Najat, c'est la séparation instinctive filles & garçons comme on ne le fait plus à l'Eglise depuis longtemps ; enfin, on notera que la "ronde de nuit" de je ne sais plus quel grand peintre flamand doit être un peu vexée.
4° Là, "l'artiste" a voulu exprimer l'angoisse ontologique suscitée dans ses neurones vieillissants par le grand n'importe quoi du principe de précaution couplé à la marchandisation : "Déconseillé aux -10, -12, -16 ans" & pubs à tout va pour des jeux vidéos que-je-vous-dis-pas. Et les "5 fruits et légumes" couplés en cette période de fêtes avec des tsunamis de pubs papier et télé pour des sucreries à la crème saturées de E quelque chose...

Oualà, la visite est terminée. N'oubliez-pas le guide... Ni les honoraires du conférencier...