"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mardi 31 mai 2016

EURO 2016 à l’aise.



Etant précisé que pour le taulier de céans, le foot n’est pas son truc.

Est prévu (entre autre) pour les dix stades accueillant la compétition :

- Un vigile par tranche de 50 spectateurs
- Une caméra de surveillance par tranche de 200 spectateurs (soit 2.200 au total)
- Un total de 1.480 m² cumulés d’écrans géants.
- 6 mètres linéaires de comptoir d’accueil par millier de spectateurs attendus pour limiter les bousculades.
- 400 chasses d’eau peuvent s’actionner en même temps sans problème d’alimentation (ex. du stade de Bordeaux)
- Un urinoir et… 0,8 toilette pour dame par tranche de 100 spectateurs (que fait le MLF !)

[source : Bureau Veritas]

- Compte de résultat de la manip’ : balance à établir ultérieurement…
- Disponibilité des forces de l’ordre : voir Cazeneuve.
- Accessibilité aux handicapés personnes à mobilité réduite : J’sais pas.
- Desserte : Voir en temps utile CGT, RATP, SNCF, ADP et cætera…
- Risques divers : Euh… Padamalgam ne l’oublions pas.

Ce qui est sûr, c’est qu’on sera les meilleurs :

lundi 30 mai 2016

Match des nuls...



La lassitude m’étreint devant ce que nous apporte la suite des jours emmaillotés dans un ça-va-mieux auquel personne ne croit (pourtant, si, si je vous assure, les Fwançais n’ont jamais été aussi confiants depuis 2008, c’est l’INSEE qui le dit) La suite des jours, disais-je. C’est chaque jour un peu plus qu’hier et moins que demain ; mais ça n’a rien à voir avec l’Amour. On croit qu’ils vont se décider à baisser un peu l’abat-jour, mais non. Ce ouiquende encore, ils en ont rajouté une couche à Verdun avec des trépignements de mongoliens qui ne comprennent pas pourquoi cépabien de déféquer sur la tapisserie d’Aubusson. Que voulez-vous que je vous dise devant la pantomime grotesque de ce flash mob sur pelouse autrefois gorgée du sang de nos pères ? Que vous en dire de plus que ceux qui en ont déjà très bien causé ? D’autant que ce n’est pas fini ; demain on nous en rajoutera une autre couche…
Alors quoi ? Alors je ne parcours plus qu’en surface les infos que les médias bien-comme-il-faut ont la bonté de nous donner, non pas à mâcher, mais à avaler tel quel sans se poser de question. Et je ne lis que les titres (les "gros mots" comme disait ma grand-mère), c’est bien suffisant.

Ce matin, je m’en suis donc tenu à regarder les titres des "sujets" que Google-Actualité a jugé indispensable de nous proposer au saut du lit en têtes de rubriques :

- "A la Une", au top des infos du jour :    
« Harcèlement sexuel : les témoignages contre Denis Baupin s’accumulent »
Ouaouw ! La news ! Sûr qu’il n’y a pas plus croustillant pour faire bander l’acuraba, et pour l’apaiser par les temps qui courent…

Mais il y a mieux. Dans la rubrique "France" (ça existe), Google-Virtualité reprend en tête de rubrique un titre de l’Express.fr. Oui, le magazine concurrent de Paris-Match, celui de Patrick Drahi cornaqué par l’autre là, l’espèce d’étudiant attardé à écharpe rouge :  
« Législatives partielles : match nul entre Les Républicains et le PS »
  
Goûtez toute la saveur de ce titre : "Match nul entre…" On sent le coude-à-coude, le 50/50 où rien n’est joué. Suivez mon regard : La gauche est toujours là et remonte au score ; Juppé a du souci à se faire ; n’oubliez pas d’acheter l’Express…
Alors que le titre aurait dû être quelque chose comme ça :
« Législatives partielles : chacun garde ses billes »
Car de quoi s’agit-il ?
- A Strasbourg, dans une circonscription ancrée à gauche depuis 20 ans avec des scores jamais inférieurs à 60%, le candidat PS devient le député "le plus mal élu du Bas-Rhin" (rue89), battant de quelques centaines de voix un vague conseiller municipal LR d’opposition allé au charbon par devoir. Toussa dans un scrutin avec près de 80% d’abstention !
- A Nice, dans une circonscription plus-à-droite-tu-meurs, une gamine de 29 ans groupie d’Estrosi lui garde le siège au chaud. Très largement en tête au premier tour, elle l’a emporté face au FN, le PS s’étant liquéfié au premier tour avec 6,5% des voix soit moins que le Front de Gauche. Toussa dans un scrutin avec 77% d’abstention !  
Bref, ce sont là des non-évènements à même titre qu’un "heureux évènement", c’est-à-dire une chose parfaitement attendue. Alors pourquoi en parler ?
Parce que cette expression « match nul »  concrétise, synthétise en deux mots cette façon de dire les choses qui caractérise nos médias, cette manière désespérée de tordre le vocabulaire pour maintenir tout à la fois la fiction de la représentation populaire et le suspens nécessaire à la survie des journaux…  

Dans le même ordre d’idée, Le Figaro.fr a titré ce même jour :
« L’Etat reprend en main le camp de Grande Synthe »
Voilà un camp de "migrants" créé sans recours à l’Etat et contre son gré par une collectivité locale et des ONG "humanitaires". Lesquels initiateurs, n’ayant ni les moyens financiers ni le professionnalisme suffisant pour maîtriser la bête, refilent finalement le bébé à l’Etat qui va s’en occuper, bien obligé.
Le titre aurait dû être quelque chose comme « L’Etat prend en charge »…
Mais « L’Etat reprend en main », c’est mieux. On sent l'autorité, tu vois...

J’adore…

samedi 28 mai 2016

Les tas d’urgences…



Non, pas l’Etat d’urgence ! D’ailleurs, un Etat d’urgence où c’est que tout est permis et sans couvre-feu ; où c’est que les "les trois sommations légales" se font au porte-voix et pas à balles réelles histoire de montrer qu’on rigole pas ; on c’est qu’on ne veut peut pas coller une munition de Famas dans le buffet de pillards incendiaires cagoulés qui vous allument avec des "armes létales par destination", c’est quoi, hein ? Un état de décence psychédélique peint en fond de décor d’un théâtre amateur d’une MJC subventionnée ? Un état d’urgence sanitaire ? Mais je m’égare...

Les tas d’urgences, disais-je. Vous les connaissez toutes : Le chômage, les freins à l’emploi, la compétitivité, les déficits, l’avenir des retraites, la démographie, la sécurité publique, etc. Et, surtout, l’urgence toujours reportée de désigner enfin l'ennemi principal, celui qui constitue la menace la plus concrète et immédiate pour notre existence même… Ben non, vous vous trompez. Toussa cépagrave et peut attendre.
L’important, ce n’est pas le changement, c’est seulement le maintenant. La seule chose qui compte, c’est de faire en sorte que demain soit comme aujourd’hui. Après, on verra ; plus tard.
Certes, il est légitime que la commission de défense de l’Assemblée Nationale et la DGSI s’alarment que, sous prétexte du terrorisme islamiste, on ait réduit les moyens affectés à la surveillance de "l’ultra-droite" ! C’est vrai que c’est inquiétant… 
Mais l’important, c’est l’agenda :
- du 6 juin (+ou-) au 6 juillet : Ramadan (avec un tas de visites à prévoir et éventuels attentats padamalgam)  
- du 10 juin au 10 juillet : Euro 2016
- Vers le 14 juin (pas avant) : Vote du Sénat sur la loi travail (pas de 49.3 au Sénat…)
- du 3 au 24 juillet : Tour de France
- le 6 juillet : Premiers grands départs en vacances (début des vacances scolaires)
- mi-juillet : vote définitif de la loi travail par l’Assemblée (avec ou sans 49.3…)
- 14 juillet : défilé, etc. (impératif que le Pédalonaute ait alors de quoi causer et confirmer que ça-va-mieux…)

D’ici-là, faudra bien que ça se calme, qu’on ait de l’essence, toussa. Et aussi que CRS et gendarmes mobiles soient sortis de l’hosto et n’aient plus à être au four et au moulin…
Bien sûr, les dépôts de carburant actuellement en stock sont libérés. Mais les processus industriels étant ce qu’ils sont, qu’il s’agisse des raffineries ou des centrales nucléaires, le redémarrage d’une unité à l’arrêt met huit jours pour être productive. Et les ports d’importation de brut sont bloqués…
Et ni la  CGT ni le gouvernement ne peuvent se permettre de céder…

Pourtant, ne vous inquiétez pas ; ça va s’arranger. Oui, ça va s’arranger car le Pédalonaute ne peut pas se permettre de voir foirer tout l’agenda. On va donc trouver une solution pour que ni lui ni Martinez ne perdent la gueule. La sortie de crise est déjà dans les tuyaux et ce sera une formidable arnaque qui va entuber tout le monde à commencer par les salariés… mais que le patronat des grands groupes va adorer :

Bien entendu, ça va consister à réécrire l’article 2 de la loi, dans une formulation qui va satisfaire les apparatchiks syndicaux sans pour autant "inverser la hiérarchie des normes" : Si une commission paritaire de branche professionnelle juge que l’accord d’entreprise comporte un risque de dumping social ou de concurrence déloyale, les syndicats pourront appeler les délégués syndicaux concernés à ne pas signer, sauf à  se voir retirer leurs mandats. C’est ce que suggère le rapporteur de la loi, appuyé par le président du groupe PS à l’Assemblée…
Prenons l’exemple de la branche Travail Temporaire, oh combien créatrice d’emplois. Elle se compose de trois ou quatre gros groupes et d’une foultitude de petites entreprises. De fait, seuls les gros disposent des crédits d’heures permettant d’envoyer des délégués, tant patronaux que syndicaux, dans les commissions de branche.
On garderait donc le principe de la primauté de l’accord d’entreprise. Mais ce dernier se trouverait alors soumis à la censure préalable de la branche professionnelle en plaçant les salariés signataires mandatés par la base sous la tutelle hiérarchique de leur centrale syndicale ! Dans l’exemple ci-dessus, cela revient à donner à l’oligopole des gros un pouvoir de fait sur le droit applicable chez leurs concurrents plus petits qui tentent de leur tailler des croupières !
Bref, cette loi dite Travail avait d’ores et déjà été vidée de sa substance mais tout n’est pas perdu. Cette nouvelle tentative désespérée (et peut-être vaine) pour isoler la CGT pourrait contribuer, non pas à inverser la courbe du chômage, mais à renverser de fait la jurisprudence qui réprime (semble-t-il, ne nous avançons pas) les cartels et les ententes…

Mais pour l’instant, on n’est toujours pas rendus…

vendredi 27 mai 2016

Un siphon fon fon…



Ça devait arriver…

L’info du jour, c’est apprendre quel est le mot-clef le plus à la mode depuis cette semaine en France dans les requêtes adressées à Google et autres moteurs de recherche : C’est "siphonner"…

Comment s’y prendre pour siphonner le réservoir du voisin, évidemment…

Le gag triste, mais le gag quand-même, nul ne pouvant se prévaloir de sa propre turpitude (en principe…), c’est le triste destin mardi dernier d’un acuraba quadragénaire, subsidiairement sûrement honnête citoyen bien propre sur lui : Soucieux de s’approvisionner en carburant par principe de précaution, il entreprit nuitamment de siphonner le réservoir d’essence d’une voiture en stationnement qui ne lui avait rien fait. Las ! C’était une bagnole électrique ! Par la grâce d’un arc électrique inattendu, le voleur et sa victime fusionnèrent alors pour décéder ensemble dans un fort parfum de cramé…  Ça, par Schadenfreude, c’était ma séquence humour noir. Je m’en excuse car je m’égare…     

Revenons à cette brusque passion de nos concitoyens pour l’art et la méthode du siphonage. Elle n’a rien à voir avec la nostalgie de la manière dont Mitterrand avait réussi à "siphonner les voix du PC" ; ni aucun rapport avec les raisons pour lesquelles le FN "siphonne les voix de l’UMPS républicaine". Cette passion n’a pas due non plus à un engouement provoqué par un "sujet" ou une campagne de pub dans le PAF. Non. Et pourtant, siphonner a pris d’un seul coup d’un seul la place de N°1 dans la foultitude des requêtes adressées quotidiennement aux moteurs de recherche. La loi-travail et la recherche d’emploi comme le porno et Nuit Debout peuvent aller se rhabiller…  Bien entendu, certains éprouvent légitimement le besoin prosaïque de transvaser ce qui reste du réservoir de la voiturette de Madame dans celui de la berline de Monsieur pour qu’il puisse aller travailler. Bon, ça existe. Mais on se comprend, hein ?
Qu’en conclure ?

Il y a quatre ans déjà, j’évoquais ici la cohésion sociale telle qu’elle se montrait au Pérou il y a plus de quarante ans. A la fin d’un long descriptif, j’écrivais ceci :
« (…) quand sa récolte venait à maturité, le paysan allait coucher dans son champ pour éviter de se le faire nuitamment moissonner par… ses voisins…
Pour résumer (…) derrière un concept d’identité nationale, derrière un agencement de racines culturelles présumé consolidé par une histoire commune, il pouvait n’y avoir que le vide rempli de petits arrangements d’individus juxtaposés n’ayant d’autres principes que le chacun pour soi, le tout cosmétiqué par une phraséologie de mensonges auxquels personne ne croit vraiment mais qui donnent un semblant d’unanimisme à l’abri de mots d’ordre creux, que ce soit l’indianité ou l’avenir du socialisme. »
Et je concluais : « Chez nous, aujourd’hui, c’est droidlhom… »

Nous voyons aujourd’hui, par la grâce du Pédalonaute mais pas seulement, où nous mène droitdlhom. Car droitdlhom ne vaut que par son contenu. Et son contenu ne se découvre à nous dans la lumière de sa Vérité, "plein de grâce et de majesté" pour causer comme la Bible, seulement dans les situations de crise ; de vrai crise… Et son contenu se résume en trois mots ; il n’y en a pas d’autre :
" Chacun pour soi "

On s’en démerdera…