"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

samedi 17 février 2018

Auvermachins…



Il y a deux ans, j’avais évoqué ici la pantalonnade consensuelle (con- sûrement, -sensuelle j’en doute) du processus de "choix" d’un nouveau nom porteur pour la nouvelle région Nord-Pas-de-Calais-Picardie héritée d’un de ces bricolages sur coin de table fréquents aux temps pédalonautiques. Bricolage imposé à l’avenir sans autre raison vraie que d’avoir l’air de poser un acte dont on s’est bien gardé depuis d’établir le bilan en termes de coûts. Encore que… ce fut aussi une aubaine pour torcher au passage quelques petites contrariétés, qu’il s’agisse de réduire facialement l’ampleur de la victoire de la droite de l’époque, de noyer dans l’Aquitaine la faillite du Poitou-Charentes à Ségolène, etc. Mais je m’égare…

S’agissant des Hauts-de-France, voulant savoir ce que ces braves gens étaient devenus, je viens d’aller jeter un œil sur Wiki-sa-race. Eh bien figurez-vous que dans le traditionnel cartouche en haut à droite qui résume les principales données pour toutes les collectivités territoriales, à la rubrique Gentilé, il y a inscrit : "pas de gentilé" ! Oui Madame, oui Monsieur, dans les Hauts-de-France, s’il y a des habitants, s’il y a des natifs, ils sont innommables !

Mais pourkoidonc vous parler de ça ?

Ben parce que, par la grâce du net, j’ai reçu une pub de la Banque Populaire s’adressant aux prospects "géolocalisés" dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes, laquelle inclut aussi bien mon douar d’élection que mon douar de cantonnement. Pris d’un brusque mouvement de panique, je suis allé consulter Wiki-chose pour savoir comment on m’appelait ; comment, en bon citoyen, je devais m’identifier… Ouf ! Dans sa grande sagesse, Wikipédia indique deux gentilés : Auvergnats et Rhônalpins… (encore que… de vous à moi, Rhônalpin, c’est un peu n’importe quoi)

Mais la Banque Populaire, hein, elle est à la pointe de l’avenir. Mieux que l’écriture inclusive, elle vous simplifie la langue que-je-vous-dit-pas même si ça doit vous tordre la bouche :


Auverhonalpin ? "Arrrgh", ça devrait suffire.

mercredi 14 février 2018

Saint-Valentin et mercredi des cendres…



Cette année, les hasards du calendrier pascal canonique (quarante jours avant le premier dimanche survenant après la première pleine lune qui suit le 21 mars…) fait coïncider le mercredi des cendres avec la Saint-Valentin tant célébrée, sinon par tous les amoureux, du moins par les fleuristes, les bijoutiers et les restaurateurs qui ne sont pas des ingrats…

Pour ce qui est du mercredi des cendres, ça ne change rien et, quelque part, c’est rassurant. L’entrée en Carême est chose trop inconvenante et subalterne pour être saluée signalée par une ligne de communiqué des autorités ou rappelée par une brève des médias publics. L’entrée en Ramadan ? – Ne mélangez pas tout ! Tout au plus croise-t-on dans la rue, aux sorties des offices, quelques fronts encore marqués d’un pouce noir, plutôt un peu moins que l’an dernier et sans doute un peu plus que l’an prochain. Mais je m’égare…

Cette année, en revanche, pour la Saint-Valentin ça craint !

Car, voyez-vous, même pour cette tradition profane gentillette, naïve pour certains, intéressée plus que parfois et commercialement juteuse pour d’autres, #BalanceTonPorc et #MeToo sont passés par là !
Dans le monde des médias, notamment, on n’ose plus trop se mouiller avec cette fête des amoureux. Car elle renvoie, n’est-ce pas, à l’institutionnalisation de la natureté de l’homme imposant ses sombres désirs à la femme. Au minimum, elle ne sert que de pense-bête sur le calendrier, comme une alerte annuelle sur son smartphone, pour rappeler de faire un geste au mec qui ne ramène jamais de fleurs à la maison…
A l’évidence, la Saint-Valentin n’a plus la cote auprès des bien-pensants. Regardez, par exemple, les Unes de la presse quotidienne de ce matin : Bien sûr, Le Monde, Libé et le Figaro n’en soufflent mot ; La Croix annonce par un cartouche un article "au-delà de la Saint-Valentin" dans sa page intérieure… "Parents-Enfants" ; quant au Parisien, il annonce pour sa page intérieure "famille" un article "la Saint-Valentin à l’épreuve du foot"… Et sur 24 des principaux titres de la PQR, seuls un quart évoquent le sujet en Une.

Après tout, sauriez-vous affirmer que la Saint-Valentin n’a pas été souvent complice d’opportunité des exactions commises par les Weinstein et Cie, le Ramadan et même Elie Wiesel, sans évoquer Hulot et Darmanin ? Et, à tout le moins, cette fête n’est-elle pas coupable de recel de complicité d’intention de viol au profit d’une foultitude d’inconnus bénéficiant d’une outrageante impunité faut de présenter une solvabilité suffisante pour des malheureuses en quête de reconnaissance ou de juteuses indemnités ?

Bref, il est bien normal que le journaliste lambda veille à faire profil bas sur le sujet. Mais ce n’est pas suffisant pour certains, plus avides que d’autres à enfoncer le clou pour bien montrer leur parfaite adaptation à l’air du temps. C’est le cas d’Emilie Tôn, journaliste à l’Express. Cette dame a fait un effort considérable que je salue tant elle a fait preuve d’abnégation en poussant ses recherches loin dans la nuit des temps et la poussière des manuscrits médiévaux. Il en résulte un article publié ce matin qui s’intitule :

« Loin de l'image du dîner aux chandelles et des mots doux, la Saint-Valentin a longtemps été célébrée par des viols et des violences faites aux femmes »

Je vous invite à le lire. Il est probable sinon certain que les données historiques brutes (sic) collationnées par la dame ne font guère de doutes. Reste à se demander quel intérêt il y a à exhumer toussa maintenant et en quoi cela apporte un éclairage utile aujourd’hui pour l’action et le devenir de l’espèce. Poser la question, hein, c’est déjà y répondre…

On se doutait bien, notamment, qu’en cherchant à remonter aux origines de sa filiation jusqu’aux temps barbares, païens et paillards, la Saint-Valentin aurait bien quelque chose à voir avec les fêtes de la fécondité et rien à voir avec d’hypothétiques fêtes de l’Amour, ce dernier étant un concept tardif introduit par le christianisme il y a à peine 2000 ans ! Certes, on ne parle pas ici d’Amour mais de fête des amoureux, ce qui est plus convenable et rétrécit judicieusement le concept. Mais, de nos jours, ce n’est pas suffisant :
Qui dit fête de la fécondité ne renvoie qu’à la nécessaire copulation indispensable pour pérenniser l’avenir de l’espèce. Et donc à une contrainte sociale devenue incompréhensible pour une modernité abonnée au "présent sans souci d’avenir" et au "parce que je le vaux bien" ; une contrainte ringarde dès lors que la PMA, la GPA et demain les clonages ouvrent les portes à "tous les possibles" ; une contrainte insupportable pour qui a appris à l’école que la grossesse était avant tout un sinistre au sens que les assurances donnent à ce mot… Bref, la Saint-Valentin peut aller se mettre la tête sous la cendre.

La porcinophobie ambiante a donné le petit coup de pouce tant attendu pour faire admettre que la Saint-Valentin est éminemment suspecte. D’autant plus suspecte et inquiétante qu’elle est de facture essentiellement occidentale. Plusieurs médias ont d’ailleurs relevé aujourd’hui avec gourmandise qu’une bonne trentaine de pays respectables en ont interdit la pratique et pourchassent les contrevenants. Si on relève dans le lot un ou deux cas de pays de tradition bouddhiste, tous les autres sont musulmans (comme c’est curieux…)  
Bref, la porcinophobie femello-boboïde à ventres pleins et la porcinophobie islamique même combat !     

samedi 10 février 2018

Germania, Europa, et cætera…



Reprenons où nous en étions au mois de novembre dernier [1]

Ces jours-ci, ce n’est guère que dans les pages intérieures de la presse convenable que s’évoque l’accord de gouvernement enfin passé entre Merkel et le SPD au terme de laborieuses négociations menées sans débander et quasiment jour et nuit pendant trois mois et demi.
Ouf ! Tout baigne à nouveau pour que demain soit comme aujourd’hui

Ouais… Il est vrai qu’il reste encore à faire valider ça vite-fait par un vote des adhérents du SPD le 4 mars prochain. Lesquels devraient ratifier ça (peut-être raz les cheveux) sauf à se faire hara-kiri. Encore que… de quoi parle-t-on ? Refuser la Gro-Ko (große Koalition) serait certes suicidaire pour les élus et caciques du parti titulaires de places et de strapontins, mais quid des adhérents de base d’un parti en déconfiture et sans leadership ?

Vous me direz qu’on s’en fout. Pas vraiment car le spectacle que nous offre l’Allemagne est exemplaire de ce qui attend l’Europe et la France, mélange d’impuissance, d’absence de vraie motorisation et de bruits-avec-la-bouche…

D’accord avec tout l’établissement sur la nécessité d’éviter à tout prix de retourner aux urnes tant il faut se méfier du Peuple, Merkel a cédé à tout-va : Sachant qu’avec 246 sièges (dont 46 CSU) au Bundestag, Merkel n’a raté que de 9 sièges la majorité absolue, alors que le SPD (en pleine lutte de factions internes) vient de faire son plus mauvais score depuis 1945, elle lui abandonne à la fois les portefeuilles des Finances, des Affaires étrangères, de la Justice, du Travail, de la Famille et de l’Environnement… Tous domaines confiés à des socialos ayant axé leur campagne auprès des électeurs sur le thème d’un retour à l’opposition et d’un refus résolu du programme présenté par la CDU…
D’autre part, allié de tradition de la CDU, la CSU obtient en plus des Transports, le ministère régalien de l’Intérieur, (désormais… "et de la Patrie") confié à… Horst Seehofer, lequel avec récemment défrayé la chronique en recevant Victor Orbán en visite officielle à Munich et loué sa politique… Ou les joies du grand écart…
Quant à la CDU, elle se contentera de faire des cocottes en papier aux ministères de la Défense, de l’Economie, de la Santé et de l’Education

En effet, pour en arriver là, chacun a mis un peu d’eau dans sa bière et les 177 pages de l’accord de gouvernement enfile moult généralités enveloppées dans une sorte de profession de foi en l’Europe. L’idée de renforcement de l’Europe et de l’Euro servant d’onguent cosmétique pour faire glisser une potée de choucroute à base de carpe et de lapin dans le gosier de la bête qui se méfie.  

De toussa ne peut sortir que quatre ans d’immobilisme où Berlin fera cahin-caha ce qu’il faut pour que demain soit comme aujourd’hui, faisant risette un jour à Macron, un jour à Erdogan…

Pendant ce temps-là, Macron pourra brasser de l’air en montrant que l’Europe a besoin de lui.
Pendant ce temps-là aussi, les fonctionnaires hors-sols et non-élus de Bruxelles pourront continuer à meubler. Comme, par exemple, et alors qu’il y a tant d’autres choses à faire pour maintenir le Machin en vie, démarrer sans rien nous demander le processus d’adhésion des pays des Balkans, y compris les islamo-maffieux !

Non. L’avenir politique de l’Allemagne ne nous est pas indifférent.