"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mercredi 23 juillet 2014

Condoléances médiatiques sentant la trouille…



En France, les accidents de la route entrainent en moyenne chaque mois 330 tués et autant de blessés graves gardant des séquelles lourdes. L’équivalent de la population de mon douar d’élection rayé des vivants tous les dix-huit mois, femmes et enfants compris. Une moyenne de onze morts chaque jour…
Certes, pour tout un tas de raisons, cette cause de mortalité a diminué de 35% en dix ans ; et de 50% en vingt ans alors que sur la même période le nombre de kilomètres parcourus a augmenté de près de 80%. Cébien. Mais, bien sûr, c’est toujours trop tant l’horizon indépassable est le risque zéro…

Quel qu’en soit la cause, défaillance mécanique (improbable) ou perte de contrôle par le chauffeur (malaise ou assoupissement dû à une cause pathologique, à la fatigue, au manque de sommeil ou à une hypoglycémie d’origine… religieuse), un fourgon carrossé en minibus a franchi la ligne blanche de la départementale et, faute à pas de chance, s’est emplafonné à fond la caisse dans un poids lourd venant en face qui ne lui demandait rien. Bref, six morts en une seule fournée. Oui, d’un seul coup d’un seul, hier après-midi, dans une même unité de temps et de lieu comme il sied au théâtre, on a déploré autant de morts qu’on en comptabilise en moyenne chaque séquence de treize heures trente minutes sur la totalité du réseau routier fwançais.
Dans ce triste évènement, quatre enfants âgés de onze à treize ans ainsi qu’un jeune de vingt ans ont perdu la vie bien trop tôt. Leurs parents et leurs proches méritent toute notre compassion, et même notre empathie, nous, ceux qui sont nombreux à avoir vécu de tels drames et perdu pareillement des êtres chers dans la fleur de l’âge. Mais bon.

Je n’ai quand-même pas pu m’empêcher de me marrer en lisant le titre des dépêches : "Cinq enfants ont péri…" Sans doute les pisse-copies de l’AFP anticipent-ils la prochaine loi Taubira qui permettra à certains d’être mineurs jusqu’à vingt-trois ans… Mais c’est sans importance.

En revanche, je suis resté hier soir la mâchoire pendante devant la télé en zappant de chaîne en chaîne les "infos en continu" : Entrelardé de retours sur les manifs pro-palestiniennes, sur le dernier décompte à la centaine près de mômes et fatmas qu’on nous dit éviscérés sous les bombes à Gaza, sur les méchants pro-russes de Donetsk et sur le tir au pigeon MH17, l’info sur l’accident est revenu en boucle jusque tard dans la nuit, non pas sous la forme habituelle d’une annonce d’un triste fait divers par le présentateur, mais avec une débauche d’interviews et de reportages sur place comme dans le douar de domicile des victimes. Toussa ayant à l’évidence nécessité de mobiliser une armada d’envoyés spéciaux et de camions relais-télé. On n’a rien pu ignorer du chagrin des proches et que les plus jeunes pleuraient, de l’inévitable cellule d’assistance psychologique, du soutien apporté par la mairie à ses administrés, des divers rassemblements dans la ville, des déclarations du Procureur, des interrogations des experts, de l’autocar ayant amené une vingtaine de proches des victimes de Seine-et-Marne jusqu’à Troyes pour identifier les corps, de l’état de santé des trois survivants (deux enfants et une animatrice) dont les jours ne sont pas en danger le pronostic vital n’est pas engagé, qu’une autopsie du conducteur doit être pratiquée, que le lieu de l’accident est entouré de champs, notamment de maïs, que vingt-cinq gendarmes sont déployés sur place, etc. J’ai rien oublié ? J’ai bon ?

Ah oui !
- L’Elysée s’est fendu d’un communiqué : "Le président de la République a appris avec une très grande émotion le terrible accident de la route survenu à… " Il "a demandé que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame"… Et "assuré les familles et les proches des victimes de toute sa solidarité"…
- Le Premier ministre a bien sûr exprimé sa "profonde émotion"…
- Enfin, cerise sur le gâteau, le sinistre de l’intérieur, il est vrai fort peu occupé par les temps qui courent, et le sous-sinistre aux Transports ce sont eux-mêmes rendus sans débander sur le lieu de l’accident.
"Nous avons souhaité être ensemble pour dire à la fois notre tristesse, notre solidarité et nos remerciements aux sauveteurs" qu’il a dit le Cazeneuve de toutes les polices...
"Les mots sont impuissants à exprimer la douleur qui est la nôtre (…) C’est un drame qui endeuille la France" qu’il a ajouté le Cuvillier des portiques écotaxe...

Putain ! Mais qu’est-ce qui se passe ?

On a reperdu la princesse Diana ?

Coup de bol, le rituel des obsèques à prévoir pour ces enfants de Nangis (Seine-et-Marne) n’implique pas de cérémonie à la mosquée. Le gouvernement n’aura donc pas à s’y rendre en corps constitué en enlevant ses chaussures…  

mardi 22 juillet 2014

De la Bastille à Sarcelles…


En 1775 :

« Je ne sais où on prend la confiance qu’on arrêtera la fermentation des têtes, mais si je ne me trompe pas, de pareilles émeutes ont toujours précédé les révolutions. »

Lettre du bailli De Mirabeau au duc de La Vrillière en 1775.

Louis Phélypeaux, comte de Saint-Florentin, duc de La Vrillière, fut sous le règne de Louis XV puis le début de celui de Louis XVI secrétaire d’Etat à la maison du Roi ; c’est-à-dire, notamment, le Ministre en charge de l’administration de Paris et des provinces (et des" affaires générales du clergé") avec supervision sur le Lieutenant général de Police (bref le Ministre de l’Intérieur de l’époque…)

En 2014 :
 

 "Tweet" d’info adressé par itélé à ses fouleovaires en 2014.

Donc, rien à craindre pour les 15 ans qui viennent.

lundi 21 juillet 2014

"Radio-Paris-ment" et les "Résistants" sont complices…



Retour de ouiqende d’un allergique au smartphonne, donc loin du clavier, donc loin du blog…
Le voyage fut à l’aller d’une triste et habituelle banalité :
- Une fois encore, le billet réservé tardivement ne pouvait être ni payé ni édité en ligne. Il m’a fallu me rendre en ville, à l’agence, y prendre un numéro et attendre mon tour comme à la boucherie ou chez Pôle-emploi afin de faire déduire du prix le bon-voyage aimablement accordé par la SNCF suite au retard subi lors de mon avant-dernier déplacement en train (pour le dernier, j’attends encore le courrier…)
Bon. Vendredi, arrivé en avance à Lyon Part-Dieu, malgré l’affichage rouge évoquant des perturbations sur les voies et plusieurs suppressions de départs, je note avec satisfaction que mon train est annoncé "à l’heure".  Son quai, toutefois, ne sera affiché qu’à peine trois minutes avant son heure de départ théorique. Rien de trop inquiétant, donc… Venant de Nice via Marseille et Avignon, on n’en fera pas une pendule… Cependant, à Marne-la-Vallée, on consent à nous annoncer 25 minutes de retard "en raison de problèmes techniques sur les voies" ; puis à Roissy un arrêt plus long que prévu "en raison d’une intervention des forces de police"…  Au final, pressé de gagner Bruxelles, ce cher TGV a consenti à me déposer à Lille-Europe avec 40 minutes de retard ; pas assez tard pour me valoir un énième bon-voyage mais assez tôt pour que je puisse encore accompagner le jeune cousin de Dante chez le coiffeur… Je l’en remercie.
- Ce matin, le retour par le même chemin fut absolument normal. Tout au plus mérite d’être signalé le poids et le volume ahurissant de la pyramide de valises et de sacs que les "voisins" embarqués à Roissy à destination de la Côte d’Azur avaient empilée sur mon pauvre baise-en-ville… Mais je m’égare.

Me voilà donc rentré chez moi pour treize heures. Comme il sied à tout homme bien né, ma première démarche a évidemment été de me servir un whisky et de manger un morceau. Et, ce faisant, d’allumer le poste… C’était Fwance-Cul’. Et les infos de Fwance-Cul’ comme de juste…

La spiquerinne annonçait juste à ce moment-là qu’elle passait la parole à un sociologue, politologue, toussa, qui allait nous expliquer ce qui c’était passé à Sarcelle et autres lieux… Le type s’appelait Jobard, ça ne s’invente pas…
Va pour Jobard (Fabien, je crois)
Il nous a expliqué le pourquoi du comment des affrontements entre les sympathisants de la cause palestinienne et les extrémistes juifs. Certes, il a déploré en passant que les médias avides d’émotionnel et de sensationnel aient contribué à exacerber les passions en accordant peut-être trop de place au drame vécu par Gaza, mais, mesdames, messieurs, la violence s’explique autrement…
Quant à la présence de militants de mouvements comme le NPA au côté des sympathisants pro-palestiniens, elle s’explique très bien par la longue tradition de lutte contre la police propre à cette mouvance ; donc rien que de très normals au c d'de jeunes..excès ge...ets rouges...a part de l'quer ce qui c'
Et d’embrayer aussi sec sur la constante de cette violence, récemment constatée de la part de l’extrême-droite, des partisans de la Manif pour tous, des Bonnets rouges… En ajoutant Notre-Dame-des-Landes histoire de ratisser large…
Quant aux Casseurs, c’est autre chose ! Certes, ces casseurs n’ont "rien de commun" avec la cause palestinienne. D’ailleurs, jamais notre Jobard n’a défini ces casseurs par leurs actes. D’un ton très doctoral, il nous a expliqué que le mot Casseur a été inventé après mai 68 avec la volonté de donner une connotation négative aux revendications de certains groupes de jeunes…
Je ne me souviens plus du reste…

Ensuite, la spiquerinne l’a chaudement remercié et est passée à la suite : "Poutine se donne toujours le beau rôle"… 

J’ai éteint le poste…

Je regarderai Télé-Liberté à 19 heures… En attendant le brouillage…  
  

vendredi 18 juillet 2014

C’est toujours le même vieux logiciel…



Tous les savants d’ici l’affirment et de nombreux savants d’ailleurs le reconnaissent, les habitants de Leftcity dépassent tous les autres d’une bonne tête, à l’exception de ceux qui ont suivi leur exemple. Ils les dépassent non de par leur nature biologique réactionnaire (de ce point de vue ils sont comme les autres), mais grâce à des conditions historiques progressistes, à une théorie juste, expérimentée sur leur propre peau et à une sage direction qui en sait long sur la question. Pour cette raison, les habitants de Leftcity ne vivent pas au sens trivial et ancien où les autres, là-bas, vivent leurs derniers jours, mais ils accomplissent un ensemble de mesures historiques. Ils les accomplissent même lorsqu’ils n’en savent rien et qu’ils n’y participent pas. Et même lorsque ces mesures ne sont pas du tout mises à exécution. La présente recherche a précisément pour objet une de ces mesures. Il s’agit du VIVRENSEMBLE. Ce mot est formé de l’accouplement forcé et réducteur du Moi vivant unique et de l’Altérité. C’est le Collaborateur qui a inventé ce nom, et c’est le Penseur (appelé aussi Autorité morale) qui, le premier, l’a introduit dans la science, après avoir publié à cette occasion une série d’articles sur un autre sujet plus actuel. Ces articles étaient d’un haut niveau théorique, si bien que personne ne les lut, mais que tout le monde les approuva. Après quoi le terme VIVRENSEMBLE fut universellement adopté et on cessa d’en faire usage.    

Un peu déformé par quelques dérapages sur mon clavier (indiqués autrement qu’en italiques) :
Premier paragraphe du premier chapitre ouvrant "Les hauteurs béantes" d’Alexandre Zinoviev (recueil de textes publié en Suisse en 1976)

jeudi 17 juillet 2014

"Pour l’exemple"…

Regardez comme elle est belle cette Une de Libé qui n’en rate jamais une…



Le graphiste a bien travaillé puisque j’en ai tout de suite retenu les deux accroches visuelles qu’il avait mission d’insérer dans les pupilles et les neurones de tous les couillons de base :

Le "POUR L’EXEMPLE" et le profil de médaille de Maximilienne de Taubira.

- La Tronche, tout d’abord. Qu’y lit-on ? L’assurance, la fierté, l’arrogance, la certitude, la volonté, la satisfaction, le pouvoir, le privilège de guérir les écrouelles, la main de Justice ayant droit de grâce et de lettre de cachet… Quelle magnifique réincarnation en statue de la déesse Athéna aux traits relookés dans le rêve métissé d’un éternel futur !
Quand je pense qu’on est allé chercher une vulgaire pétasse leucoderme et blondasse Ukrainienne pour incarner Marianne sur les timbres postes livrés autocollants pour qu’on ait pas à en lécher le derrière ! Alors que nous avions Taubira dont le profil de médaille, hiératique à souhait, s’imposait naturellement pour succéder à la Marianne de nos pères "Je sème à tous vents"…

- "POUR L’EXEMPLE" ensuite. Judicieusement, "Racisme" et "condamné" sont occultés par une couleur plus sombre car ce n’est pas vraiment ça qu’il faut retenir.
Aristote distinguait la justice générale "somme de toutes les vertus" qui se confond avec la morale et la justice particulière qui, sous le regard de la morale commune, règle en équité les conflits particuliers entre un individu et un tiers (ou la société) ; le juge étant là pour faire la part des choses dans le cas particulier en prenant en compte, dans leur contexte, à charge et à décharge, tous les éléments ayant pu interagir sur les faits. Ainsi, on tiendra compte à décharge de l’enfance battue par un père alcoolique ou de la faiblesse mentale de l’éventreur en série de fillettes impubères, du manque de ressources non-souterraines et de l’adresse peu attrayante du domicile d’un cambrioleur multirécidiviste tortionnaire de vieille retraitée, etc.
Du beau méli-mélo que les modernes ont fait entre ces deux conceptions de la justice ressortent deux adages et vous êtes invités à vous débrouiller avec :
"- Tous sont égaux devant la loi" & "- On ne juge pas des actes, on juge des personnes" (ou l’inverse, je ne sais plus^^)

Mais quoi qu’il arrive, si on applique scrupuleusement ces deux préceptes (quel que soit le sens du second^^) en aucun cas on ne devrait juger "POUR L’EXEMPLE", fusse une gonzesse assez bêtasse pour relayer un montage de potache ailleurs que sur le "mur des cons".

On le savait déjà depuis les ennuis de l’étudiant Bernard-Buss mais c’est maintenant acté avec fierté par La Pravda : la Justice est bien là pour faire des exemples.  C’est-à-dire pour susciter la crainte et la peur de tous ceux qui ont naïvement cru pouvoir libérer la parole… Il faut que chacun sache que non seulement la STASI est multiforme et omniprésente, mais qu’elle peut même vous frapper à Pellouailles les Vignes depuis l’Amérique du Sud…