"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mardi 28 mars 2017

Même l’hermaphrodisme d’Etat est infesté !



Oui, non seulement la bête est toujours féconde, mais elle féconde même, que dis-je, elle viole odieusement les bisounours les plus naïfs à l’insu de leur plein gré !

Heureusement que Fromage+ est là pour nous en donner la preuve !
Ah ! Fromage+ ! Il nous manque tant il se fait rare ! [5 billets en 2015, 2 billets en 2016. Et ce n’est jamais pour ne rien dire…] Voilà qu’il refait surface aujourd’hui et je ne peux pas m’empêcher de relayer son billet ci-après in-extenso :
______   

« Vu sur un parking de supermarché : "Merci de réserver cette place aux futures et jeunes mamans".
Je vous demande de saisir toutes les instances juridiques possibles pour faire condamner cette manifestation du nazisme le plus odieux.
1. C’est sexiste : Il n’y a pas que les femmes qui véhiculent leurs enfants. Les hommes aussi sont parfaitement capables d’aller faire leurs courses avec leurs enfants. Les hommes ont eux aussi besoin de places plus larges pour le maniement des poussettes, or il n’y en a pas sur ce parking.
2. C’est homophobe : Les parents gays apprécieront cette discrimination.
3. C’est transphobe : Depuis quand seules les femmes sont susceptibles d’être mamans ?
4. C’est patriarcal : Non, une « future maman » n’existe pas, il n’y a que des mamans ou des papas. Être enceinte n’est aucunement la preuve qu’on est une supposée « future maman » dans la mesure où nul n’est en droit de présupposer que la personne enceinte va poursuivre sa grossesse. D’une part, tant qu’il n’est pas né, on ne parle pas d’enfant mais d’amas de cellule plus ou moins développé. L’IVG, l’IMG, vous connaissez ? Allô ? D’autre part, appeler « future maman » une personne enceinte est un discours oppressif assignant la personne concernée à une responsabilité et un rôle social de maternité ; bonjour les conventions ultracatholiques.
5. C’est stéréotypique : Le pictogramme représente une personne en robe. Cf point n°3.
6. C’est hétéronormatif et réactionnaire : L’usage du rose en dit long sur les conventions genrées liées au féminin. »


lundi 27 mars 2017

La citoyenneté de l’acuraba est irréfutable…



Ceusses qui passent parfois sinon souvent céans savent que le taulier local milite pour répandre l’usage du mot acuraba. Ne désignant évidemment pas quelque tribu résiduelle d’Amazonie profonde, il est, comme vous le savez, l’acronyme de "Administré-Consommateur-Usager-Résident-Assujetti-Bénéficiaire-Ayant droits". L’avantage de cet acronyme très englobant est de ne laisser personne sur le bord du chemin. Suffisamment inclusif, il permet à notre Big Mother au bonnet phrygien de rassembler sous son manteau protecteur l’universalité de ses chers petits… Acuraba devrait donc être privilégié pour éviter d’utiliser des termes génériques tels que Français, électeurs ou citoyens ; sans parler des expressions surannées comme "mes chers compatriotes"… Tous ces termes, en effet, sont dangereux à utiliser tant ils sont réducteurs et potentiellement porteurs de discrimination et d’exclusion

Le refus méprisant d’insérer la notion d’acuraba dans la Constitution et de s’y référer constitue, notamment, un frein à la nécessaire harmonisation du Droit écrit gravé dans le marbre par le législateur représentant du peuple ; Droit qui est toujours en retard sur les légitimes évolutions contemporaines du Droit coutumier validé par les juges…

Vous aviez peut-être noté parmi les faits divers une décision pittoresque du conseil municipal de Charvieu-Chavagneux, commune de l’Isère du côté de la Tour du Pin, sans doute "taxée" dans le cadre de la dispersion des réfugiés sur le territoire. Les édiles de ce bourg de bouseux de 8.500 habitants ont en effet eu le front de prendre la délibération suivante : La commune est prête à accueillir des réfugiés " à la condition expresse qu’ils soient chrétiens"…
Comme vous vous en doutez, le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision de la municipalité en suivant les conclusions du rapporteur public. Lequel rapporteur public fondait son argumentation sur l’article I de la Constitution, lequel "assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion".

Vous avez bien lu : le réfugié = le citoyen. Les Somaliens assez riches pour payer un passeur, dont les demandes d’asile seront rejetées, soumis à "reconduite à la frontière", désormais clandestins et néanmoins bénéficiaires de l’AME, bénéficient donc d’une égalité parfaite devant la loi avec Gaston Pelloux et Josiane Michu, couillons d’ADAFF* de base… *[Avec Domicile et Assiette Fiscale Fixe…]

La demande d’annulation du ministère public aurait été inattaquable si la Constitution prévoyait l’égalité devant la loi de tous les acurabas ! La municipalité de Charvieu-Chavagneux devrait faire appel au Conseil d’Etat car la décision du Tribunal est entachée de faux arguments. Elle ne le fera pas, n’en ayant ni la volonté ni les moyens. Il n’en demeure pas moins que le Droit est bafoué !

Une seule solution pour corriger l’erreur a posteriori : Constitutionnaliser l’acuraba !
Le Sri-Lankais de passage deviendra ainsi citoyen, donc électeur à sa majorité ; d’ailleurs Macron et les deux autres en …on sont d’accord avec moi !

dimanche 26 mars 2017

Merdalors ! Qu’est-ce qui leur a pris ?



On ne peut plus faire confiance à personne ! Même le Canard met les pieds là où il ne faut pas !
Le Canard Enchainé, donc, ce palmipède aux gros sabots, vend la mèche ! Qu’il plombe individuellement un Le Roux, ça se comprend. Il faut bien tolérer quelques pertes en ligne pour justifier son indépendance. Donner une petite tape à gauche qui ne tue pas la bête, ça devrait suffire pour compenser un coup de massue répété à droite.

Mais là ! Ainsi donc, l’élection triomphale du cyborg Macron étant déjà considérée comme acquise par ces braves gens, tout l’appareil des sortants aurait d’ores et déjà engagé des négociations en vue d’une alliance préalable aux législatives entre le PS et En-Marche!.  Avec la bénédiction du Pédalonaute, sous la houlette attentive de Cazeneuve et de Valls (tiens ! il est encore là ?), en se foutant éperdument de la Belle-Alliance-Populaire et de son candidat officiel Hamon déjà passé en pertes et profits, Cambadélis négocie les investitures avec En-Marche!.  Ce serait la raison principale pour laquelle Macron a reporté le choix de ses candidats aux législatives après le premier tour de l’élection présidentielle. Il s’en suivrait évidemment que les "70 ou 80 députés socialistes sortants qui sont considérés comme frondeurs ou sympathisants de ceux-ci" perdraient l’investiture PS. Mais la grande cohorte des apparatchiks de la Rue de Solferino pourra garder espoir…

Concrètement, par ce tout de passe-passe, le PS se débarrasse de son aile sociale sinon socialiste pour se retrouver entre gens sérieux, c’est-à-dire sociétal-ploutocrates. Toussa pour continuer à brasser leurs petites affaires et continuer à se garder le gros morceau du gâteau en espérant qu’ainsie Macron ne se verra pas contraint d’entrée de jeu à une cohabitation avec une majorité et un gouvernement de droite…

Bien sûr, les vrais négociations ne se feront pas avec le cyborg Macron, celui-ci "ne mangeant pas de ce pain-là" (de minimis non curat praetor), ni même avec "l’appareil" d’En-Marche!, qui n’est que la boîte aux lettres d’un consortium de communicants détachés, porte-parole d’une façade de naïfs sympathisants passifs dont on ne fera jamais des militants actifs. Non. La négo ne sera même pas une pièce de théâtre, mais se jouera dans une cabine téléphonique, dans l’entre-soi des pachydermes du PS.   

Chaque jour qui passe, le renouveau hors-système du phénomène Macron et de sa Révolution laisse voir un peu plus ce qu’il est vraiment et exclusivement : Une manœuvre cynique pour évacuer la volonté populaire et imposer contre toute attente le maintien au pouvoir des sortants derrière la tronche attrayante d’un mannequin fantoche au sourire béat.  

Merci au Canard pour ce coup de pouce au réel.