"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

vendredi 21 juillet 2017

Même dans le petit monde de la pédale !



Avant-hier, j’évoquais la dernière connerie cosmique inventée par la Mairie de Londres pour neutraliser, pour désignifier, le vocabulaire le plus basique ayant depuis la nuit des temps poli les rapports sociaux…
Dans le même registre, voilà que je tombe (sans me faire mal) sur la dernière en date des préoccupations perturbant les nuits des organisateurs de la Vuelta, l’équivalent ibérique de notre Tour de France.
Vous pourriez penser que les soucis de ces braves gens portent sur le dopage ; ou peut-être sur les risques occasionnés par les spectateurs assez tarés pour courir à pied au milieu du peloton ; ou que sais-je encore… Vous n’y êtes pas !

La grave question qui se pose est la suivante : "- Faut-il ou non maintenir la bise des hôtesses accordée aux vainqueurs d'étape ?" Cette épineuse question a été soumise à un comité d’experts dont on attend les conclusions avec impatience. Si j’ignore dans quels domaines d’expertises on est allé pêcher les membres du dit comité, j’ai quand même ma petite idée. Mais bon.

La bise faite au vainqueur sur le podium par une vestale convenablement carrossée et encore fort éloignée de la ménopause est une aimable tradition, souvent accompagnée d’une gerbe de fleur, qui n’avait jusqu’alors jamais torturé l’esprit de quiconque. Je ne sais quelle en est l’origine. Peut-être est-ce une réminiscence nichée dans nos cerveaux reptiliens des manières en usage dans les Antiquités grecques et romaines pour honorer les vainqueurs sur les marches du temple de la divinité locale. Il y a des domaines où on ne se refait pas… Mais qu’importe.

Il aura suffi qu’un quelconque collectif féministe s’insurge contre la chosification des "hôtesses de podium" les obligeant à faire la bise au vainqueur pour réunir un comité d’experts ! Alors-même que je soupçonne les plaignantes de ne courir personnellement aucun risque d’être un jour confrontées aux souffrances et humiliations infligées aux dite hôtesses ! Il aura peut-être même suffi de quelques pétasses névrosées célib’ du genre à se rouler des pelles entre elles ou à se faire mettre sous les ponts par tous les vérolés du Congo. Bref d’une infime minorité non représentative de la gente féminine si chère à mon cœur pour contraindre la Vuelta à se justifier la queue entre les jambes (puis, n’en doutons pas, le Giro et le Tour par effet domino…)

Les organisateurs de la Vuelta ont donc déclaré dans un communiqué : "- Nous débattons pour savoir s'il doit y avoir baiser ou non, nous n'allons pas l'interdire parce que nous sommes dans une société occidentale. Mais nous envisageons de ne pas recommander les deux baisers sur les joues du coureur..."
Et ils se sont engagés à suivre les conclusions que le comité d’experts doit rendre avant le départ de la course, c’est-à-dire dans… quatre semaines. En quelque sorte, une première étape de prologue contre la montre… qui pourrait changer la face du cyclisme européen !

Parmi les solutions possibles en débat, il y aurait une hypothèse de… mixité ! Pas au sein du pelotons, faut pas déconner ! (pas encore…) Il ne s’agirait que de parité : "S'il faut embaucher un steward pour éviter le débat et combler un certain manque dans notre politique, nous le ferons. Nous alternerons la remise du prix entre les hôtesses et le steward." Et la bise serait facultative…

Il y a de leur propre aveu "un certain manque dans (leur) politique". C’est d’autant plus vrai que les organisateurs ont osé dire qu’ils n’allaient pas interdire la bise car nous sommes (encore) dans "une société occidentale"… Ce "certain manque" sera rectifié, n’en doutons pas.

Mais le manque sera toujours ressenti par certains tant il est vrai que pour Droidlhom™ l‘extension du domaine de la lutte ne peut connaître de limites. Contrairement à l’hôtesse, le steward ne saurait refuser de faire la bise au vainqueur transpirant de sueur, car ce serait stigmatiser une certaine minorité sexuelle. De même, un fauteuil roulant s’imposerait de temps en temps. Et il serait tout aussi scandaleux de ne pas imposer un quota d’hôtesses ne claquant pas la bise, bâchées qu’elles seront sous niqab. Chez nous, un niqab jaune évidemment, et payé par le Crédit Lyonnais…

Toussa va devenir si compliqué qu’on s’acheminera vers ce qui est en fait le but recherché : Supprimer le podium, puis supprimer le classement, et, en fin de compte, supprimer la course, c’est-à-dire supprimer la fête populaire, c’est-à-dire ce qui réunit encore les hommes (et les femmes) dans la bonne humeur non marchande et… sexuée.

mercredi 19 juillet 2017

Virez-moi celles et ceux !



Infecté jusqu’au trognon par la perfusion H24 du cocktail de chimio qu’on lui a administré durant dix mois pour son bien, l’acuraba moyen n’a pu percuter qu’en dépit de son âge, de son intelligence complexe, etc., le cyborg qu’il a porté aux plus hautes fonctions n’était par ailleurs qu’un de ces petits vieux imprégnés des stéréotypes les plus éculés. Il a beau jouer au tennis ou faire mannequin de couverture chez Gai Pied ; sa meuf, l’ourlet au ras du moteur, a beau singer les pattes arrière de sauterelle de Mireille Darc pour tenter de diviser son âge par trois, le cyborg en question a perdu sa jeunesse (et son innocence) dès le lycée chez les Jèzes d’Amiens et n’est plus depuis lors qu’un petit vieux bourgeois aux reflexes rassis. D’ailleurs, vous l’aurez remarqué, il ne sort jamais sans sa meuf sa mère…

Qu’est-ce que je raconte, là ? - La vérité, mon bon. La preuve ? – Ecoutez-le :

Quand il cause à plusieurs individus à la fois (à Touboutchan [c’est au Kirghizistan. NDLR] mais pas seulement), il ne sait s’adresser que « à celles et ceux… »

Rendez-vous compte ! Il tient à exprimer expressément la discrimination surannée entre le masculin et le féminin ! Totalement dépassé le mec ! Et les hermaphrodites ? et les trans ? et les asexués, bordel !
Notre cyborg est tout aussi hétérocentré, limite facho, que les extrême-gauchiasses des collectifs subventionnaires qui perdent leur temps à rallonger leurs communiqués illisibles de suffixes "(e)" à chaque mot… Au lieu de dire d’un ton pédant "- Je m’adresse à celles et ceux…", peut pas dire ""- Je cause à vous-autres… » comme tout le monde ? Surtout quand c’est pour les enfumer…

Pourquoi vous causer de ça ? Parce que les actualités comme disait mon arrière-grand-mère nous apportent chaque jour une preuve supplémentaire de ce fait avéré : Macron est toujours en retard d’une guerre. A l’instar de l’économie pour laquelle il barbote toujours dans la mode des 80’ du précédent siècle, toujours à la remorque, il en est resté à cette ridicule égalité binaire hétéronormée qu’à dû lui enseigner sa maman peut-être et sa prof de lycée sans doute...

La preuve du jour, disais-je, nous est apportée par la direction de Transport for London (la RATP locale). Par circulaires et ordres de mission impératifs, tous les personnels, qu’il s’agisse de ceux du métro, des bus avec ou sans impériale, du Dockands Light Railway ou du London Overground, ont reçu la consigne de cesser d’employer les mots « Mesdames et Messieurs » dans les annonces faites aux voyageurs… Consigne également donnée à l’ensemble du personnel de la ville par son Lord Maire Sadiq Khan comme son nom l’indique, pour promouvoir la neutralité des sexes…

Oui Madame, oui Monsieur. Nous-autres bouffeurs de grenouilles avions certes déjà ostracisé le si charmant Mademoiselle, sucré des formulaires administratifs comme de la traditionnelle accroche des discours "- Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs…". Mais il y avait encore des efforts à faire

Mais ils vont dire quoi, hein, les agents pour s’adresser aux usagers [masculin pluriel] ? Que ce soit au micro, sur les quais ou dans les voitures ? Ben il paraît qu’on leur a demandé d’utiliser des termes tels que "Bonjour, tout le monde" ; toutes les annonces préenregistrées vont d’ailleurs être modifiées pour intégrer les nouvelles expressions.
Que c’est beau ! Un cabinet de consultants en communication a dû vachement se torturer les méninges à la mesure de sa facture pour leur trouver ça : "- Bonjour, tout le monde !". Et pourquoi en dire tant ? Le besoin d’en rajouter inutilement comme les Ploukèm dans ses billets… Préciser "tout le monde" se veut inclusif, mais n’est-ce pas, à trop vouloir en faire, une façon discriminatoire d’exclure ceux qui ne sont pas là ? Comme l’ado attardé en bermuda et casquette à l’envers qui pousse la porte du salon de thé des vieilles retraitées, ne suffirait-il pas de mâchouiller un "- B’jour !" ?

Et puis pourquoi Bonjour ? Hein ? Est-ce suffisamment neutre pour ne chagriner personne ? Non ! Il n’y a pas que les minorités poly- ou a-sexuées qui méritent une attention prioritaire ! Et les aveugles mal-voyants qui pourraient se sentir stigmatisés dans leur chair de se voir rappeler qu’il fait jour ? Et "Bonjour", c’est fwançais ! Donc étriqué, restrictif, ça exclue.  Et ceux qui ne causent que baloutche, swahili ou somalien, hein ?

Il faut dire rien

Hello ladies and gentlemen !
Hello anyone !
Hello !

Hell